ajouté le 01.13.10
ajouté le 12.15.09
ajouté le 10.09.09
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Ken Kyo : la modestie

Être modeste, c’est parler de soi-même sans orgueuil
Qu’est-ce que l’esprit sportif ?
Un concept qui se développe à travers une éducation sportive :

L’humilité dans la victoire et la dignité dans la défaite sont des principes fondamentaux qu’un athlète ne doit jamais oublier.
Il faut savoir fléchir pour vaincre.
Il faut viser la prospérité et le bienfait mutuel.
Il faut se souvenir que lors de l’entraînement, on pratique avec un partenaire alors qu’en compétition, l’on rencontre un adversaire dans un combat.
La tricherie et le sport sont des ennemis.
Respecter l’adversaire, c’est se respecter soi-même.
Respect du partenaire, de l’adversaire: sans eux, il n’y a pas de progrès possible.
Respect des règles sportives et de ceux qui ont la tâche de les appliquer.
Le tout dans un engagement physique et mental maximal.

Les saluts

Le salut, qu’il soit fait en groupe, adressé au sensei, à un partenaire ou un adversaire, est un rituel qui ne doit pas être bâclé ou exagéré, mais il doit être exécuté avec simplicité, de façon humble et sincère, sans chercher à mimer qui que ce soit. Le salut reflète très souvent les traits de caractère de celui qui l’exécute.

Bien que le judo tire son origine du Japon, où le salut revêt une très grande importance dans les moeurs et les coutumes, le fait de s’incliner est une expression corporelle que l’on retrouve dans plusieurs civilisations et depuis des temps très lointains. Le salut ne relève d’aucun rite religieux en particulier, mais il a plutôt la même signification que la poignée de main, l’accolade, le baiser, l’étreinte ou le lever du chapeau ou du couvre-chef. Il faut donc voir le salut en judo comme une tradition qui a son importance que nous devons nous efforcer de comprendre.

Sport hiérarchisé

Le judo est un sport hiérarchisé, héritage des origines nippones qui comporte certes des avantages, mais qui suscite aussi certains problèmes avec lesquels nous devons vivre.

Les avantages:

Le plaisir de toujours progresser avec un objectif tangible.
Le défi que ceci suscite, la motivation.
Le désir humain de se distinguer et de se détacher de la masse.
L’honneur que la promotion procure au pratiquant, de la ceinture jaune aux divers dan.

Les inconvénients:

Les promotions et les grades sont des barrières visuelles qui engendrent une frustration en cas d’échec, l’ambition de gravir des échelons inaccessibles, la comparaison par rapport à un collègue ou un partenaire d’entraînement, l’évaluation subjective lors d’un examen qui sera toujours un sujet à critiques.

Un sport et une école de vie

Le judo n’est plus un art martial, même s’il est issu des arts martiaux. Par respect pour ses traditions et ses origines, chaque pratiquant se doit, dans la mesure de ses moyens, de rechercher le dépassement de soi, l’engagement total.

L’atmosphère du dojo est un facteur déterminant dans l’évolution de tous ses membres.

L’influence des anciens dans un dojo est prépondérante, les générations montantes puisent beaucoup dans la carrière de leur sempai.

Les types d’influence que peuvent exercer les anciens se situent dans les secteurs suivants :

a) comportement social (camaraderie, respect, etc.)
b) engagement envers la discipline (assiduité, ardeur, etc.)
c) respect des traditions

C’est au professeur de diriger son dojo, le sensei doit dépasser le cadre de l’enseignement technique global ou individuel, la sincérité des rituels qui caractérise le judo (l’exagération est déplacée).

Bâcler ce rituel est un manque de respect envers notre discipline. N’essayons pas d’être ce que nous ne sommes pas. Donc n’essayons pas d’imiter les Japonais, mais ayons une attitude normale, celle qui nous est dictée par notre propre culture, tout en appréciant la culture nippone. Dans ce cadre, le mime est ridicule.

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