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LE JUDO AU FÉMININ

Le Judo, discipline sportive internationale, est aujourd’hui pratiqué par l’élément féminin des cinq continents.

S’il existe encore en 2004 certains pays où le judo est interdit aux femmes à cause des lois gouvernementales existantes et jugées ridicules par l’opinion publique, c’est une question de temps pour que ces barrières de « tabous » ne tombent.

À l’origine, au Japon, les quelques privilégiées qui s’initièrent au Judo étaient en général des protégées de judokas masculins, soit par le lien familial ou autrement. Aujourd’hui encore, les femmes judokas ne sont pas légion. Mais nous pouvons affirmer que c’est grâce aux éléments européens puis américains que le judo féminin a pu prendre son essor. En effet, le premier championnat du monde féminin eut lieu à New York, au prestigieux Madison Square Garden, au début du mois de décembre 1980, et Paris réagit immédiatement en organisant le deuxième championnat mondial féminin en décembre 1982.

Tout d’abord, les unions continentales puis la Fédération Internationale ont prêté l’oreille aux justes réclamations de ces femmes afin d’obtenir les sanctions officielles à des tournois qui, jusqu’à la dernière décennie, étaient réservés aux éléments masculins. Il est vrai que les rênes sont tenues par ces messieurs et encore aujourd’hui, peu de pays sont « ouverts » sans restriction.

Au Québec, nous retrouvons des collègues féminines à l’exécutif provincial depuis plusieurs années, ainsi qu’à l’exécutif des régions et des zones. Le premier championnat provincial a eu lieu il y a plus de 30 ans, ouvrant la voie de l’arbitrage. Le contact avec le judo extérieur était ainsi établi et le premier championnat canadien a eu lieu à Montréal en 1975, sous l’initiative de Québécois. Les Championnats du monde féminins furent créés en 1980 et cette compétition reflète l’intérêt grandissant des femmes pour le judo.Toutefois, il faudra attendre 1992, lors des jeux Olympiques de Barcelone, pour que le Judo féminin fasse officiellement partie des Jeux.

Mais tout n’est pas établi, il y a encore beaucoup à faire et il y a de nombreux collègues à convaincre de la pertinence de la présence des femmes dans notre sport, aussi y va-t-il du tact et de la persévérance de ces « pionnières » pour s’imposer au rang qu’il leur est dû.

On m’a si souvent posé la question suivante que je vais tenter d’y répondre en quelques lignes. « Que penser des ceintures noires féminines ? » Ma réponse : pourquoi faire accepter des femmes ceintures de couleur et faire la grimace lorsqu’elle portent une ceinture noire ?  Les femmes ont eu longtemps le privilège de passer ce grade sans passer par la compétition, mais de nouveaux règlements nationaux ont apporté des nuances dans ce domaine. En effet, la participation à la compétition est maintenant un critère duquel les plus douées ou les plus déterminées tirent profit au même titre que leurs collègues masculins. C’est un changement qui a sa valeur mais il y a également d’autres éléments à considérer, comme la pratique des katas et les randoris, qui sont la  base même du Judo. Un juste milieu entre ces trois aspects (compétition, katas et randoris) ne ferait que rehausser la ceinture noire féminine...

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Communiqué :

femmes judoCéline Darveau a mérité le prix «Reconnaissance» de l’édition 2007 des prix Femme d’influence en sport et en activité physique au Québec, visant à souligner l’immense contribution d’une Québécoise en sport et activité physique. Madame Darveau a fait avancer la condition de la femme dans le monde du judo en écrivant une page d’histoire en devenant la première femme au monde à arbitrer une compétition masculine. «Je me suis toujours impliquée au niveau du judo avec beaucoup de plaisir et cette reconnaissance tombe à point», a souligné madame Darveau qui a pris sa retraite en tant qu’officielle en 2002.

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